Soyons honnêtes. Istanbul est une belle bête chaotique. En sortir, c’est comme expirer un souffle que vous ne saviez pas que vous reteniez. Mais si votre destination est Aksaray, cette expiration se transforme en un long trajet régulier vers l’ouest. Vous ne faites pas que parcourir des kilomètres ; vous traversez des régions. Le paysage passe de l’étalement urbain du Bosphore au cœur plat et industriel de Kocaeli, puis aux collines verdoyantes de la côte de la mer Noire avant de finalement tomber sur les hauts plateaux de l’Anatolie centrale.

Le calcul est simple, mais la réalité sur le terrain est plus complexe.

En route vers l’ouest : l’O-4 contre les vieilles routes

Si vous avez vos propres roues, vous avez le choix. La plupart des gens empruntent l’autoroute O-4. C’est le filon moderne de l’économie turque. C’est fluide. C’est prévisible.

D’Istanbul à Aksaray, la route O-4 couvre 666 kilomètres. À un rythme soutenu, en ignorant les embouteillages qui se produisent inévitablement près de Sakarya ou les péages près de Bolu, vous envisagez environ 7 heures et 36 minutes. C’est si vous ne vous arrêtez pas. C’est si les dieux de la circulation sont gentils.

Et si vous détestez les péages ? Et si vous vouliez voir où vivent les vrais agriculteurs ? Vous pouvez prendre le D200/E90. Cela ajoute environ une heure à votre trajet (8 heures et 36 minutes au total) et porte la distance à 697 kilomètres. Les routes sont plus étroites. Les camions sont plus lents. Vous traverserez des villes comme Bolu et Gerede qui ne figurent jamais sur les cartes postales mais offrent de véritables pauses café loin des pièges à touristes.

Il existe une troisième option, le D300. C’est le parcours le plus long avec 771 kilomètres. Cela prend 9 heures et 38 minutes. Pourquoi choisiriez-vous cela ? Probablement parce que vous essayez d’éviter le goulot d’étranglement d’Ankara ou que vous venez d’une direction qui correspond mieux à cette section de l’autoroute. C’est plus lent, mais cela ressemble moins à un tapis roulant.

“La route vers Aksaray n’est pas seulement une distance, c’est une transition de l’humidité à la chaleur sèche.”

L’option bus : quand vous ne voulez pas conduire

Tout le monde n’a pas l’endurance nécessaire pour conduire pendant 7 heures. Si vous prenez le bus, vous vous inscrivez à un autre type de test d’endurance. La distance diminue légèrement à 690 kilomètres, mais le temps passe à plus de 10 heures. Plus précisément, 10 heures et 4 minutes.

Pourquoi cet écart ? S’arrête. Pauses. Contrôles de police. La simple friction de la logistique des transports publics. Vous serez coincé dans un siège, regardant le même paysage disparaître plus longtemps que nécessaire. Mais c’est moins cher. Et c’est moins stressant. Tu peux dormir. Vous pouvez regarder votre téléphone. Vous pouvez regretter vos choix de vie.

Quelle compagnie de bus choisir ?

Le marché est bondé. Vous avez des géants et des locaux qui se disputent votre place.

  • Kamil Koç : Ils sont la référence pour beaucoup. Fiable, confortable, généralement ponctuel.
  • Metro : Un solide finaliste. Bon service, réseau étendu.